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De la réponse du MAEC au simple problème d’alternance à la tête du HCBE...




Remercions d’abord notre “Maestro” Vital Panou pour le travail d’information et la campagne de reddition de comptes qu’il fait avec la CNDDB... Vous (Vital) représentez sur le plan médiatique admirablement la diaspora béninoise nord-américaine et par delà toute la diaspora béninoise à l’extérieur.

Nous disons que c’est un ”simple problème d’alternance” * parce que nous étions à l’origine de ce combat d’alternance au plus haut sommet de cette institution depuis Août 2019... *”mandat unique de Trois ans...” (Article 17 des statuts régissant l’institution) a partir d’Août 2016 est quand même assez tranché pour que nous continuons à comme faire une équivalence entre deux positions en 2021, mais “diplomatie oblige”, c’est une réponse des plus diplomatiques du premier diplomate du Bénin, c’est espéré.

Voyez-vous, ce n’est pas la faute à la diplomatie, nous sommes le reflet de nos mauvaises habitudes, tares historiques et présentes de nos aînés .

Au niveau continental, de la position d’observateurs d’une majorité de la diaspora africaine, lorsque les leaders de l’Ouganda, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée (pour ne parler que de ces 3 derniers) par le truchement ou la tricherie (appelons les choses par leur nom) de ces derniers décidèrent de s’éterniser au pouvoir, ils changèrent tout juste la constitution pour le faire et au nom de la la dite souveraineté et le “sacro-saint” principe de la non-ingérance des structures internationales comme les nations unies et même l’Union Africaine, ils ont été laissés tranquilles et la caravane passa comme si de rien n’était.

De cette même façon et cela risquait d’arriver au fil du temps, il suffisait qu’il y ait un leader de la même fibre dictatoriale à la tête d’une institution qui aurait quand même plus de 30 ans, décidant de ne jamais tenir une Assemblée élective pour qu’elle se cambra et au nom du même principe de non-ingérance, l’état qui reconnassait cette organisation d’utilité publique se demanda alors quelle était sa responsabilité ... Et bien, nous ne nous permettons pas de dire au MAEC, ce qu’il doit faire mais nous recommandons à l’état simplement de faire comme les États-Unis lorsqu’ils doivent se prononcer sur une question interne à un pays, de bien clarifier qu’ils sont pour l’alternance et le suivi des textes et de négocier activement mais dans les coulisses,le départ du “roi sans-habits” comme l’Union Africaine l’a fait dans le cas de la Gambie par exemple... Ce gouvernement qui a déjà prouvé plusieurs règlements de conflits plus difficiles au niveau du Bénin, du simple problème des concours frauduleux, aux problèmes des chef-lieux des départements, au problème de leadership religieux... Donc ce gouvernement, s’il le prend par priorité d’importance pourra régler ce problème du jour au lendemain, sans coup férir

Mais donc en substance et en dernier ressort, c’est nous le vrai problème, pas vraiment l’Etat ou seulement le leader assoiffé de pouvoir, nous sommes le reflet de la société autour de nous... Nous irons jusqu’à insinuer que l’ancien président du HCBE malheureusement n’est qu’un symptôme, le mal même est plus pernicieux et présent dans toutes nos diasporas. Regardons autour de nous...Ne voyons-nous pas un bicéphalisme altier au niveau de ce forum, de notre localité, de notre diaspora aux USA, au Canada, en France, en Belgique, en Allemagne, etc???

_Le vers est dans le fruit, il faudra l’extirper pour de bon sinon nous sommes et serons tous infectés d’un moment à un autre. Le problème du HCBE est un problème d’hommes, d’individus, de nation ou même du continent africain. La source est le sens et goût dictatoriaux et parfois tyranniques que prennent nos positions individualistes, extrémistes et exclusives sur de simples sujets de société _

La raison se doit de ne pas être individuelle, elle doit être communautaire et nos textes législatifs doivent se hisser au dessus des mois démesurés d’individus à la recherche de notoriété et d’importance dont ils pourraient être en manque ... Nous avons besoin de remplir notre ego autrement et sainement pour la postérité et pour la quiétude de l’humanité ( africaine).


For to be free is not merely to cast off one's chains, but to live in a way that respects and enhances the freedom of others.”


- Nelson Mandela “Madiba”.


Jonas Lima

Ancien Coordonnateur de Zone Amérique et Caraïbes, Conseil de Coordination/ HCBE

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